troisième dimanche du temps du carême
année liturgique a

Semaine du 26 mars 2017

 
« Je suis la lumière du monde ». Quel beau message de Jésus en ce quatrième dimanche du Temps du Carême, traditionnellement consacré à la joie de la Fête de Pâques qui approche à grands pas. Venir à la lumière de Jésus et l'accueillir, c'est aussi devenir nous-mêmes une lumière en ce monde. Il nous suffit d'évoquer cette autre parabole de Jésus pour bien en mesurer l'importance : « Vous êtes la lumière du monde. On ne met pas la lumière sous le boisseau, mais on la met au centre de la pièce pour éclairer tous ceux qui s'y trouvent. » C'est Jésus qui est la véritable source de cette Lumière dont nous avons besoin pour pouvoir évoluer au milieu des ténèbres de ce monde.

L'Évangile de ce dimanche nous relate la guérison de l'aveugle-né. Voici un homme qui n'a jamais vu les beautés de la création de Dieu. Jésus, afin de manifester la gloire de Son Père, le guérit. Soudainement, cet homme recouvre la vue et, pour la première fois, il peut enfin voir! Il en va de même pour nous.

En effet, nous évoluons en ce monde grâce à nos sens : le toucher, le goût, la vue, l'odorat et l'ouïe. Nous ne « voyons » pas physiquement tout cet autre monde spirituel qui nous entoure mais, pourtant, loin de nous l'idée de l'exclure! Lorsque nous ne connaissons pas le Seigneur, nous sommes spirituellement aveugles. Il est nécessaire que Jésus nous redonne la « vue » spirituelle (qui se traduit ici par la guérison d'un aveugle physique). Tant et aussi longtemps que nos yeux spirituels demeurent voilés, nous ne pouvons voir Dieu! C'est pour cela que, à la suite de Jésus, nous devons à notre tour « guérir les aveugles de la foi » par notre témoignage, par la Parole de Dieu que nous portons en nous et que nous apportons aux autres. Aujourd'hui encore, des milliers de personnes, partout à travers le monde, « retrouvent la vue » spirituellement parlant et accueillent le Seigneur Jésus dans leurs vies comme le fit cet homme que Jésus a guéri.

Quelle joie, n'est-ce pas, de pouvoir « voir » Dieu, de venir en Sa présence pour l'adorer, Lui donner notre louange et Lui offrir notre vie et notre cœur. Quelle joie, encore de « voir » Son projet pour chacun d'entre nous personnellement!

Donc soyons, à notre tour, des porteurs de cette lumière divine pour éclairer le monde et guérir ceux et celles qui souhaitent « voir » Dieu à leur tour!

 
Abbé Jean-Louis Nvougbia, prêtre-curé
Paroisse Sainte-Famille de Bordeaux-Cartierville