troisième dimanche de pâques
année liturgique a

Semaine du 30 avril 2017

 
Nous poursuivons notre célébration de la Résurrection du Christ Jésus et, ce dimanche, les extraits des Saintes Écritures nous rappellent la nature parfaite de Jésus, sans tache ni péché qui a accepté de subir le sort que mérite notre nature humaine, pécheresse, qui nous prive de la personne de Dieu. Parce qu'Il n'a pas péché, les liens de la mort n'ont pu retenir Jésus et c'est pourquoi Dieu le Père l'a ressuscité.

Dans l'extrait d'Évangile qui nous est proposé, nous retrouvons Jésus qui accompagne deux disciples. On ne saurait exprimer leur tristesse alors qu'ils ont assisté, impuissants, à la crucifixion de Jésus sur le mont du Golgotha, quelques jours auparavant. On a mis à mort leur Seigneur! Mais attention : Jésus leur rappelle les prophéties qui annonçaient Sa résurrection et les réprimande : « ... comme votre cœur est lent à croire! »

Mais est-ce qu'il n'y a pas une part de ces disciples en chacun de nous? N'avons-nous pas de la difficulté, parfois, à croire que les promesses de Dieu s'accomplissent? Est-ce que nous n'éprouvons pas de la difficulté à croire en la simple présence de Dieu en nous et autour de nous? Plusieurs facteurs, à commencer par le doute, peuvent venir assombrir notre regard spirituel et notre compréhension. Oui, notre cœur peut parfois être lent à comprendre et à accepter mais Dieu sait ouvrir notre regard lorsque nous le sollicitons avec un cœur sincère et ouvert.

Les disciples, nous dit l'extrait d'Évangile, finissent par reconnaître Jésus au moment où il rompt le pain donc, bien plus tard! Savons-nous reconnaître Jésus tôt... ou tard?

 
Abbé Jean-Louis Nvougbia, prêtre-curé
Paroisse Sainte-Famille de Bordeaux-Cartierville