Quatrième Dimanche du Temps Ordinaire
Semaine du 28 janvier 2018
 
  Il existe encore aujourd'hui de ces moments privilégiés de nos réunions, de nos rassemblements, où des propos nous sont tombés dans les oreilles et dans le cœur, lourds de sens, incisifs comme une lame, éblouissants de clarté.

C'est quand, par exemple, un homme prend la parole devant un groupe en livrant, sans prétention, sa simple expérience, ce qui lui tient le plus à cœur.

Ce fut la grande leçon de Capharnaüm au tout début de la vie de Jésus.

Là, dans la synagogue, le président de l'assemblée peut inviter n'importe qui de l'assistance à lire et expliquer la Loi. Aujourd'hui, c'est Jésus qui est mis à contribution.

Là, dans la synagogue, Jésus enseigne, il parle de Dieu.

Ce qu'on a retenu, ce n'est pas le contenu de ses dires, mais sa manière, avec autorité. D'où lui vient-elle?

Nul de parle de son père comme d'un autre homme.

A Capharnaüm, finalement, lorsque Jésus parlait de Dieu, il parlait de son Père. Dieu, c'est sa vie. Il parlait de sa vie avec lui, des choses intimes avec lui.

C'était de là qu'il tenait son autorité.

Et comme disciple du Christ, il y a un type d'autorité qui émane de nous sans qu'on le sache, s'il y a une vraie relation, un vrai vécu avec le Seigneur. Et quand un tel disciple parle de Dieu, il en parle avec autorité, sans rechercher des artifices, sans s'imposer par le prestige humain.
   
  Texte de l'Abbé Louis Fecteau, prêtre
Proposé par l'Abbé Jean-Louis Nvougbia, prêtre-curé
Paroisse Sainte-Famille de Bordeaux-Cartierville