Cinquième Dimanche du Temps Ordinaire
Semaine du 4 février 2018
 
  Jésus a secoué tous les mordus du repos. Il a bougé et il a fait bouger.

Il vient à la synagogue, il se rend chez Simon, guérit sa belle-mère, parle à droite et à gauche, reçoit les malades, prie sur les possédés, se couche tard et se lève tôt, trouve le temps de bien prier, se remet à l’ouvrage, ne compte pas ses heures, ne refuse pas les marches à pied, distance ses meilleurs amis, et court au village voisin. Sans être essoufflé.

Il proclame la Bonne Nouvelle. Qu'on ne se trompe pas. C’est pour ça qu’il est sorti.

« Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile. »

Renoncer à l’annonce de l’Évangile est source de malheur pour moi. Je dois bouger.

Des paroles, oui. Mais des actes surtout.

Autour de moi, il faut qu’on dise: « Pourquoi agit-il ainsi? » « Il se laisse manger la laine sur le dos. » « Il va à l’église, pourquoi? » « Il ne réplique jamais, pourquoi? » « Pourquoi perd-il son temps à la prière? » « Il est toujours pris dans quelques organisations, il serait bien mieux de se reposer. »

Il faut sortir, agir, et témoigner de quelque chose, de quelqu’un.

Ma maison est-elle le musée où s’enferme tout ce qui vieillit, ou bien un foyer qui bouge, qui s’engage, qui s’affiche et qui se donne?

Jésus annonçait la bonne Nouvelle. C’est pour ça qu’il sortait.
   
  Texte de l'Abbé Louis Fecteau, prêtre
Proposé par l'Abbé Jean-Louis Nvougbia, prêtre-curé
Paroisse Sainte-Famille de Bordeaux-Cartierville