L'église Saint-Joseph-de-Bordeaux est située au 1650, rue Viel à l'intersection de la rue Valmont, dans le quartier Nouveau-Bordeaux de Montréal, à quelques pas du boulevard de l'Acadie. L'église Saint-Joseph-de-Bordeaux, qui a fêté ses 100 ans en 2012, fait partie de la paroisse Sainte-Famille qui inclut également les églises suivantes :

• Église Notre-Dame-des-Anges;
• Église Sainte-Odile;
• Église Notre-Dame-du-Bel-Amour.

Donc, à plus de 100 ans, cette ancienne paroisse possède toute une histoire que nous vous proposons ci-après mais, tout d'abord, permettez-nous de vous présenter quelques photographies de l'intérieur de l'église.

Tout d'abord, il convient de préciser que le style architectural contemporain de l'église est l'œuvre du cabinet d'architectes Rémillard, Jetté et Beaudoin. Elle fut construite en 1957 sur un terrain situé à l'intersection des rues Viel et Valmont et sa façade donne sur la rue Viel. Les architectes ont conçu un espace intérieur très spacieux et le toit cathédrale ajoute à cette impression d'espace, tout comme les nombreuses fenêtres et vitraux qui assurent un éclairage naturel abondant. Le soir venu, un éclairage indirect permet aux fidèles de prendre part aux différentes célébrations. Sur le mur avant on peut apprécier une très belle statue de saint Joseph, protecteur du Premier Prêtre alors qu'il pose une main bienveillante sur l'épaule de Jésus enfant. Les vitraux qui ornent les murs latéraux de l'église méritent qu'on s'y attarde et nous vous en proposons les photos ci-après :

Saint Luc, évangéliste Saint Matthieu, évangéliste Saint Jean, évangéliste Saint Marc, évangéliste
       
Saint Pierre Sainte Jeanne-D'Arc Saint Jean-Baptiste Sainte Thérèse-de-Lisieux Saint Paul
         
Saint François-Xavier Sacré-Cœur de Jésus Sacré-Cœur de Marie Sainte Cécile Saint Louis-de-France

Nos vitraux... une grande richesse! Lors de la construction de la première église, les paroissiens ont été invités à contribuer à la décoration du nouveau bâtiment. Plusieurs famille de Bordeaux ont alors offert de défrayer le coût des vitraux qui ornaient les fenêtres de la première église. Lors de la reconstruction en 1956, ces vitraux ont été conservés et intégrés aux fenêtres de la nouvelle église. Quatorze scènes différentes illustrent les quatre évangélistes et autres saints bien connus. Ci-contre, la verrière représente le Sacré-Cœur de Jésus et commémore le passage de l'Abbé L. J. T. Lafontaine, premier curé à Saint-Joseph-de-Bordeaux, de 1912 à 1921, année de son décès. Chaque vitrail représente une scène ou un personnage biblique et les noms de leurs généreux donateurs y sont inscrits. Chaque vitrail est une œuvre d'art en soi. Les pièces de verre coloré y sot soigneusement découpées, peintes pour créer les ombres et fins détails, puis assemblées à l'aide de cordons de plomb. Un art très prisé auquel nombre d'artistes s'adonnent encore aujourd'hui. Notre église, nous le disions, compte quatorze vitraux d'une très grande beauté.
 


QUELQUES PHOTOGRAPHIES
DE L'INTÉRIEUR DE L'ÉGLISE
 

Intérieur de l'église vu depuis le jubé Vue du chœur (angle) Vue du chœur (face)
 
Base du maître-autel :
Saint-Sacrement stylisé
de style Art Déco et tuiles dorées
Niche du tabernacle
Retable en marbre doir
 
     
     
Saint Joseph protecteur
du Premier Grand Prêtre
Sainte Anne et Marie Saint Antoine de Padoue
     
 
Alcôve du Sacré-Cœur Alcôve de la Très Sainte Vierge  

 


 
 
 
Chers paroissiens et paroissiennes,

Vous célébrez le centième anniversaire de la fondation de Saint-Joseph-de-Bordeaux et vous avez voulu, avec raison, souligner l'événement de façon festive. Depuis un siècle, votre communauté chrétienne se rassemble autour de l'Eucharistie pour célébrer le Seigneur et puiser en lui la force de vivre en enfants de Dieu, dans la foi et l'amour. Cet anniversaire rappelle les grands et les petits moments qui ont contribué à faire l'histoire de votre paroisse.

D'abord rattachée à la paroisse de la Visitation du Sault-au-Récollet, Saint-Joseph-de-Bordeaux a pris son envol en 1912 avec la signature du décret de fondation. En 1958, une nouvelle église paroissiale a pris le relais de celle construite en 1912. En 2009, vous franchissiez une étape significative avec la fusion qui a créé la paroisse Sainte-Famille-de-Bordeaux-Cartierville.

Vous vivez maintenant dans un environnement social, culturel et religieux fort différent de celui qui existait au moment de la fondation de votre paroisse. Cependant, notre conviction profonde reste la même : « Jésus Christ est Seigneur » (Ph. 2, 11). Le Christ est vivant, il continue d'inviter les familles à découvrir la beauté et la grandeur du plan d'amour de Dieu. En tant que personnes baptisées, nous sommes appelés à approfondir notre attachement à la personne du Christ et à son message, pour devenir des missionnaires de l'Évangile dans notre milieu.

Je suis heureux de m'associer à votre joie en cet anniversaire. Que ce temps de célébration soit pour vous tous un moment de grâce, de fraternité et d'engagement. Que le Seigneur vous bénisse et fasse de vous ses témoins. Je demande tout spécialement à saint Joseph, époux de Marie et Protecteur de l'Église, de veiller sur vous, sur vos familles et sur votre communauté paroissiale.

Bon anniversaire!

 

Message de notre pasteur

Cent ans... ça se fête!

 
Chères paroissiennes, chers paroissiens,

En cette cinquième année de mon mandat comme votre pasteur, c'est avec bonheur que je m'adresse à vous à l'occasion du 100e anniversaire de la fondation de Saint-Joseph-de-Bordeaux. Cette paroisse a été voulue par Mgr Paul Bruchési, archevêque de Montréal, dans le but de rassembler le peuple de Dieu qui se trouvait dans le Nord de Montréal.

Je salue avec respect mes prédécesseurs, particulièrement l'Abbé L.-J. Théophile Lafontaine, curé fondateur, et tous les piliers de la communauté chrétienne de Saint-Joseph-de-Bordeaux qui, non sans un effort important, ont bâti et fait vivre cette communauté au fil des ans. Je salue également tous les paroissiens et paroissiennes, religieux et religieuses, prêtres et bénévoles engagés qui y ont consacré leur vie et y ont cherché Dieu et l'Humain dans une écoute constante de la Parole, dans une célébration joyeuse du Mystère divin, dans une transformation courageuse du monde et dans une fraternité soignée. Je salue et je remercie le personnel mandaté, les secrétaires, sacristains et concierges, pour leur collaboration appréciée.

Cent ans se sont écoulés depuis la fondation de Saint-Joseph-de-Bordeaux. Au cours de ce siècle, la vie de la communauté a connu des transformations et, grâce au dernier synode diocésain et aux réaménagements pastoraux effectués, la naissance de la paroisse Sainte-Famille-de-Bordeaux-Cartierville a ouvert la porte à des espérances nouvelles.

Nous rendons grâce au Seigneur pour cette nouvelle paroisse qui rassemble, comme dans une famille, les fils et filles venus de Saint-Gaëtan, de Saint-Joseph-de-Bordeaux, de Sainte-Odile, de Notre-Dame-des-Anges et de Notre-Dame-du-Bel-Amour. Même si son accouchement a connu des moments de difficulté, le passage vers la nouvelle paroisse a été vu come un signe bienfaisant de l'Esprit.

Chers paroissiens et paroissiennes, l'anniversaire du centenaire de Saint-Joseph-de-Bordeaux est un tournant pour tous les gens de Bordeaux-Cartierville. Il est non seulement un point d'arrivée, mais aussi un point de départ. Fiers de l'expérience du passé, nous allons maintenant poursuivre notre marche avec un engagement renouvelé et confiant dans l'avenir de notre nouvelle paroisse, afin d'affronter, de manière lucide et adaptée, les défis inédits que la société moderne nous lance. Que notre communauté continue donc à croître et à se transformer, en s'appuyant sur l'apport des uns et des autres, sur la présence constante de l'Esprit et sur le soutien indéfectible du Christ.

Chers amis, chères amies, membres de cette nouvelle communauté chrétienne que j'aime tant, alors que je vous remercie de votre attachement très apprécié à notre histoire, je vous encourage à continuer de développer votre sens d'appartenance à notre nouvelle paroisse. Je vous donne l'assurance du soutien de ma prière; je demande à notre saint Joseph de veiller sur vous et sur vos familles.

Jean-Chrysostome Zoloshi, prêtre-curé
Paroisse Saint-Joseph de Bordeaux

 

 

     
 
Paroissiens, Paroissiennes,

À titre de députée d'Acadie, il me fait plaisir de souligner le centenaire de l'église Saint-Joseph-de-Bordeaux.

L'église Saint-Joseph-de-Bordeaux est riche d'une longue histoire. Elle fête cette année ses 100 ans parce qu'un jour des gens ont eu à cœur de construire une église et fonder une paroisse. C'est grâce à des actes de bonté, d'audace et d'implication que des prêtres, laïcs et paroissiens ont développé une communauté active et vivante au cœur de leur territoire.

Je profite de l'occasion pour féliciter et remercier tous les artisans de paix d'hier et d'aujourd'hui qui ont contribué à promouvoir la mission de l'Église et à maintenir un lieu de rassemblement pour la communauté de Bordeaux.

Longue vie à Saint-Joseph-de-Bordeaux!


Christine St-Pierre,
Porte-parole de l'opposition officielle
en matière de relations internationales et de francophonie


les curés de Saint-Joseph-de-Bordeaux de 1912 à nos jours

L.-J. Théophile Lafontaine (1912-1921) • E.-T. Ovila Lachapelle (1921-1922) • M. J. L. Ubald Girard (1922-1944)
Bruno Presseau (1944-1950) • Arthur Vigeant (1950-1964) • Roland Cloutier (1964-1967)
Émile Lemire (1967-1987) • Réal Martel (1987-1996) • Jean Trudeau (1996-2002)
Marcel Bircher (2002-2004) • Rémy Levac (2004-2006) • Jean-Chrysostome Zoloshi (2006-2013)
Jean-Louis Nvougbia (depuis 2013 à nos jours)


Quatre prêtres sont issus de notre paroisse...
En quelques mots seulement, ils vous font part ici de leurs sentiments en cette année du centenaire

Abbé Jean-Guy Cadotte

Je dois beaucoup à la paroisse Saint-Joseph-de-Bordeaux. C'est là que j'ai reçu le Baptême, la Première Communion, le Pardon, la Confirmation et l'Ordination sacerdotale, après avoir servi la messe.

C'était l'époque où on pouvait laisser les églises ouvertes. Le jeudi après-midi, le collège André-Grasset nous donnait congé; je passais devant l'Église et j'y entrais parce que je ressentais une grande paix devant le tabernacle.

C'est ainsi que j'ai mûri ma vocation de prêtre et que je suis toujours heureux de l'être!

Jean-Guy Cadotte, prêtre

Abbé Gaétan Labadie C'est avec grande joie que j'ai appris que ma paroisse natale fêtera son centième anniversaire. Si aujourd'hui, je suis prêtre, je le dois en grande partie aux religieux Clercs de Saint-Viateur, aux sœurs de Sainte-Croix et à tous les prêtres que j'ai connu avant de prendre le chemin de la prêtrise chez les Clercs de Saint-Viateur. Aujourd'hui, malgré mes 72 ans, je travaille encore comme président de notre école à Kyoto, Japon. L'été dernier, lors d'une célébration des fêtes du centenaire, il m'a fait un grand plaisir de pouvoir concélébrer avec votre curé congolais. Cela m'a permis de rencontrer plusieurs vieilles connaissances et de me rappeler de doux souvenirs. Je prie donc pour le succès de vos fêtes du centenaire et vous demande en même temps de prier pour moi afin que je puisse continuer de travailler encore longtemps à la vigne du Seigneur, au Japon.

Gaétan Labadie, prêtre

Père Hubert Hamelin C'est à la paroisse Saint-Joseph-de-Bordeaux que j'ai reçu le sacrement du baptême en octobre 1942 et j'y ai célébré ma première messe le 14 mai 1972, trente ans plus tard. Fils de Raymond Hamelin et de Éva Trudel, j'ai grandi à Bordeaux aux cotés de mes frères et sœurs Charles, Fernand, Françoise, Louise, Suzanne et Margot. Tout mon cours primaire s'est vécu à l'école François-de-Laval de 1948 à 1930, sous la direction des Clercs de Saint-Viateur. C'est là qu'a germé le désir de devenir religieux Viateur comme mes maîtres. Je me rappelle les frères Rosaire Fournier, Émilien Morin, Lucien Lahaie, Félix Lemieux et autres qui ont été des éducateurs exceptionnels. Après mes quatre années au Collège Saint-Viateur de Montréal-Nord, j'ai fait mon entrée au noviciat de Rigaud suivie de 4 années de formation à l'école normale Saint-Viateur. En septembre 1964, j'arrivais au Collège Saint-Viateur mais, cette fois, comme professeur durant cinq ans. Ayant manifesté le désir de devenir prêtre, j'ai débuté ma théologie à l'Université de Montréal. Cette carrière sacerdotale se poursuit depuis 40 ans déjà. Depuis 1972, j'ai servi l'Église comme vicaire à Ormstown et comme curé à Huntingdon, Valleyfield, Saint-Benoît de Montréal, Saint-Viateur d'Outremont, Côte-des-Neiges, Ville Mont-Royal et, depuis l'an dernier, comme curé des deux paroisses de l'Unité pastorale de Fabreville : Saint-Léopold et Saint-Ferdinand. Je suis heureux de m'associer à tous les paroissien(ne)s de Saint-Joseph-de-Bordeaux à l'occasion de son centième anniversaire.

Hubert Hamelin, c.s.v.

Père Michel messier J'ai vécu toute mon enfance dans la paroisse Saint-Joseph-de-Bordeaux, de 1930 à 1947, date de mon entrée au noviciat des Pères de Sainte-Croix. J'ai donc connu les curés Giard et Bruno Presseau. À l'école primaire, je me souviens surtout de deux bons amis : Lucien Huot et Michel Pouliot. En 1942, j'ai commencé le « cours classique » au Collège de Saint-Laurent. Puis, après mon ordination à Rome, en 1954, j'ai toujours enseigné : la philosophie au Collège de Saint-Laurent (3 ans), puis la théologie, d'abord à Sainte-Geneviève-de-Pierrefonds (6 ans), ensuite à Lille en France (30 ans). Retraité, je continue de vivre à Paris avec quelques confrères français. Chaque été, je reviens au pays. En août dernier, j'ai pu visiter la nouvelle église de Bordeaux, combien différente du soubassement de mon enfance! Dommage que je ne puisse participer à vos festivités, sinon par la pensée et la prière. Amitiés à tous ceux que j'ai pu connaître et bon double jubilé à cette vieille dame qu'est la paroisse Saint-Joseph-de-Bordeaux!

Michel Messier, p.s.c.
 


Ci-contre une très belle toile de l'artiste Charles Tulley représentant la croix de chemin érigée il y a 139 ans. Le terrain fut cédé à tous les citoyens du « Haut-du-Sault », c'est-à-dire Bordeaux, par Messieurs Zéphire Racine et François Jubinville, le 10 juin 1873. Les carriers de Bordeaux se donnèrent alors la main pour ériger cette croix sur le boulevard Gouin, à l'intersection de l'avenue du Bois-de-Boulogne. Malheureusement, cette belle croix de chemin n'existe plus et fut remplacée par des constructions résidentielles au cours des dernières années. C'était là un signe religieux important car la paroisse n'existait pas encore et les catholiques devaient se rendre à l'église de la Visitation au Sault-au-Récollet jusqu'en 1912. Lors de l'érection canonique de la paroisse, le curé Lafontaine habita un logement juste en face de la croix jusqu'à ce que l'église, nouvellement construite, et le presbytère, intersection Viel et Valmont, soient prêts un peu plus tard la même année.
 


Centenaire de la paroisse saint-joseph-de-bordeaux

Texte de Robert Prévost,
résumé et complémenté par Robert Laurin
« La préparation de ce récit historique est le fruit d'une recherche exhaustive et d'un travail considérable échelonné sur plusieurs mois auprès de divers organismes du milieu. Nous tenons à remercier Robert Laurin, médecin retraité, pour son travail remarquable. »

Le curé et le Conseil paroissial de pastorale


 

Le 9 mars 1663, la Compagnie des Cent-Associés cédait tous ses droits sur l'Île de Montréal au Séminaire de Saint-Sulpice. Les Sulpiciens, assumant une lourde charge, sont désormais Seigneurs de Montréal.

De 1722 à 1730, ils ont concédé des terres le long de la rivière Des Prairies dans le secteur de ce qui devait devenir le village Saint-Joseph-de-Bordeaux. Il s'agit d'une dizaine de terres qui s'échelonnaient le long du Chemin du Roi. En général, elles avaient entre 3 et 4 arpents de front par 24 à 40 arpents de profond.

Le 21 mars 1898, le village de Saint-Joseph-de-Bordeaux a été créé. Auparavant, ce secteur appartenait à la paroisse de la Visitation du Sault-au-Récollet. Le nom de Bordeaux a été donné en l'honneur de Monsieur Dueylar, comte de Bordeaux en France, riche propriétaire de l'immense ferme Jubinville qu'il avait acheté en 1879.

La paroisse catholique de Saint-Joseph-de-Bordeaux a d'abord été une desserte de la paroisse de la Visitation du Sault-au-Récollet à compter de 1895.

Le dernier jour de juillet 1894, Madame Édouard Gohier née Poméla Gosselin, fit par-devant notaire, donation irrévocable des terrains portant numéro 173 à 184 de la subdivision du lot 301 aux plan et livre de renvoi de la paroisse du Sault-au-Récollet.

En acceptant ce cadeau, l'Institut de Saint-Viateur s'engageait à tenir une chapelle ouverte au bénéfice des catholiques, jusqu'à ce qu'il plût à l'Ordinaire du diocèse de Montréal d'en décider autrement. L'édifice projeté mesurait 111 pieds de longueur par 50 de largeur avec une tour se projetant sur la façade.

Au printemps de 1895, Monsieur Gordien Ménard, entrepreneur de Bordeaux, entreprit la construction et le pavement du rez-de-chaussée, qui allait servir de chapelle temporaire, de logement pour le personnel religieux et d'école, car la Commission scolaire de Bordeaux s'était engagée à payer les services de deux frères enseignants.

La première messe dite à Bordeaux, le jeudi 3 octobre 1895, a été chantée par Monsieur l'Abbé Édouard Contant, futur chapelain de l'Institut de Saint-Viateur, dans sa résidence, maison de Cléophas Picard, au coin Sud-Ouest du boulevard Gouin et de la rue Bois-de-Boulogne. La chapelle improvisée était remplie de fidèles venus remercier le Ciel d'avoir exaucé leurs prières. La desserte était fondée.
 


La desserte, aujourd'hui hôpital
St-Joseph des convalescents, rue Bois-de-Boulogne
  La desserte

La chapelle du collège fut bientôt prête à recevoir les fidèles. Le 25 octobre 1895, Mgr Édouard Fabre signa un décret permettant d'y dire la messe pour le public, sans toutefois y tenir de registres pour les baptêmes, mariages et sépultures. Le Sault-au-Récollet restait la paroisse-mère.

C'est deux jours plus tard, soit dimanche le 27 octobre qu'eut lieu la bénédiction de la nouvelle chapelle. Deux messes y furent célébrées. La chapelle pouvait contenir plus de trois cent personnes assises.

Le dimanche 30 août 1896, à 15 h 00, Mgr Fabre procéda à la bénédiction de la nouvelle cloche de 500 livres d'une valeur de 125 $. La cloche reçut les noms de Joseph, Édouard, Charles, Viateur. Environ mille personnes avaient assisté à cette cérémonie.

Le 15 février 1906, une grande assemblée des francs tenanciers de Bordeaux se tient à la chapelle. Depuis quelques temps, les citoyens souhaitaient que la desserte soit détachée de la Visitation du Sault-au-Récollet et érigée en paroisse indépendante. Le chanoine W. C. Martin préside et il rédige un rapport qui doit être soumis à l'Archevêché. Mais les démembrements de paroisse constituent des problèmes trop importants pour être jugés à la légère et les années passent! Malgré les facilités que leur donnait la chapelle de la rue Bois-de-Boulogne et l'inlassable dévouement des Pères de Saint-Viateur, les citoyens de Bordeaux attendaient toujours l'érection canonique de la paroisse. Le 20 novembre 1911, ils font parvenir une requête à Mgr Bourget à cet effet. En réponse, Mgr l'archevêque chargea le chanoine Martin, le 2 janvier 1912, de se transporter sur les lieux afin de vérifier les allégations de la supplique. Les intéressés ont été convoqués à une assemblée devant être tenue le 18 janvier à 14 h00 dans la salle située au-dessus de la chapelle de Bordeaux. Cette fois, l'affaire se règle prestement et, cinq jours plus tard, soit le 23 janvier 1912, le décret d'érection de la paroisse Saint-Joseph-de-Bordeaux nous arrive.
 

La paroisse

La nouvelle paroisse créée par le décret du 23 janvier 1912 se trouvait borné comme suit : au Nord-Ouest, par la rivière Des Prairies, au Nord-Est, par le lot 277 du quartier Ahuntsic, au Sud-Est, par la paroisse Saint-Laurent, au Sud-Ouest, par la paroisse Notre-Dame-des-Anges.

Au mois de février, Monsieur l'Abbé Théophile Lafontaine a été désigné le curé de la nouvelle paroisse. Vicaire à la paroisse de Notre-Dame-de-Grâce, il arriva à Bordeaux le 8 mars suivant. Prenant officiellement possession de sa cure, dimanche le 10 mars, il procéda immédiatement à l'élection des marguilliers du banc et celle des paroissiens à désigner comme anciens marguilliers. Trois paroissiens bien connus entrèrent dans le banc d'œuvre : Monsieur Georges Coutlée, marguillier en charge, Monsieur Eugène Picard, fils, second marguillier et Odile Gagnon, troisième marguillier. Furent désignés pour jouer le rôle d'anciens marguilliers, Messieurs Casimir Valiquette, Séraphin Laurin, Guillaume Picard, Antoine Durpas et Antoine Deslauriers.

 
Vieux presbytère, coin Viel et Valmont

Les francs tenanciers de la paroisse réunis le 31 mars 1912 ont décidé majoritairement d'acheter la maison de Monsieur Émile Morgantaler, sise à l'angle des rues Viel et Valmont, ainsi que trois terrains situés à l'arrière, rue Valmont, dont l'un appartenait à Monsieur J.-A. Roy, et les deux autres à Georges Coutlée. Ce dernier avait eu la générosité d'offrir les terrains adjacents pour le temple projeté. La fabrique résolut d'emprunter 40 000 $ pour réaliser les plans dressés par l'architecte Alphonse Venne. Des soumissions pour la construction de l'église ont été demandées. Elles furent refusées à deux reprises, les montants demandés étant trop élevés. À chaque fois, on réduisait les exigences. Afin de réduire le coût des travaux, on décida de réduire les tours et la façade du soubassement. Le contrat général a été enfin accordé à Messieurs Wilfrid Picard et fils pour le montant de 27 945 $.
 


Église construite en 1912
  La bénédiction de la pierre angulaire par Mgr Gauthier, évêque auxiliaire, le 29 septembre, s'est déroulée par une température de pluie et de neige en présence d'une foule d'ecclésiastiques et de fidèles.

Le jour de Noël 1912 tout est déjà prêt pour l'inauguration. Monsieur le curé Lafontaine veut donner à cette fête tout l'attrait extérieur possible et il a préparé une pieuse procession.

C'est un Père de Saint-Viateur qui portera le Saint-Sacrement. « Ce sont les Clercs de Saint-Viateur, dit-il, qui ont, les premiers, pris soin du bon Dieu à Bordeaux; c'est à eux de nous Le remettre en Le transportant de Son ancienne demeure, qui était la leur, à Sa nouvelle, qui est la propriété des gens de Bordeaux. »

La procession, qui s'annonçait grandiose et solennelle, fut écourtée à cause d'une pluie abondante. La fête s'est terminée par une grand-messe solennelle.

La cloche de l'église, bénie le 28 septembre 1913 par Mgr Bruchési, était une pièce de plus d'une demi-tonne. Elle reçut les noms de Marie-Joseph. Achetée pour la somme de 455 $, elle fut un cadeau de Monsieur et Madame Georges Coutlée, parrain et marraine lors de la bénédiction.

Bordeaux prenait de plus en plus figure de paroisse, mais les revenus ordinaires de l'église ne suffisaient pas à satisfaire aux obligations sans cesse croissantes que sa construction avait apportées. Le 7 octobre 1917, la dette de la fabrique s'élevant à près de 50 000 $, les marguilliers décident de demander au Parlement provincial le pouvoir de prélever une cotisation annuelle, pendant vingt ans, sur les immeubles de la paroisse appartenant aux catholiques.

Monsieur le curé Lafontaine, gravement malade, a été transporté à l'hôpital Saint-Joseph de Lachine où il expira pieusement le 22 mars 1921.

Le 5 avril de la même année, l'Abbé Oliva Lachapelle, aumônier au couvent d'Hochelaga était nommé curé de la paroisse Saint-Joseph-de-Bordeaux. Aucun événement particulier ne signala l'arrivée du curé au presbytère.

En septembre 1922, il était remplacé par Monsieur Léonidas Giard. Durant les vingt-deux années qu'il a été au service des paroissiens, il a réussi à faire passer le passif de 53 000 $ à un actif appréciable.

L'orgue Casavant acheté au montant de 4 000 $ a été béni le 23 novembre 1924 par le chanoine Mousseau. Les verrières datent de 1933 et coûtaient 75 $ chacune.

Le 9 août 1944, l'Abbé Giard nous quittait pour être remplacé par l'Abbé Bruneau Presseau. Ce fut lui qui, avec un comité de paroissiens, organisa les fêtes du cinquantenaire de la paroisse.

Différentes célébrations ont signalé le cinquantenaire de l'établissement de la desserte et de la construction de la chapelle en 1895.

La vie paroissiale routinière s'est perpétuée jusqu'à l'installation de Monsieur le curé Arthur Bigeant le 9 septembre 1950.
 

Église et presbytère (2e partie)

À compter de 1952, on commence à penser à la démolition du presbytère pour en construire un nouveau, plus approprié aux besoins du temps. Ce n'est qu'en août 1954, lors d'une réunion des franc-tenanciers que furent élus trois syndics qui devaient s'occuper de la construction du presbytère. Les élus furent Messieurs J. A. Barron, Nicolas Vanier et Lionel Rousseau.

 
Église actuelle construite en 1956

En février 1930, une requête a été adressée à l'archevêque Paul-Émile Cardinal Léger demandant l'autorisation de construire une église en même temps que le presbytère. L'autorisation accordée, une nouvelle réunion des franc-tenanciers a été convoquée, les trois syndics précédents ayant démissionné. Leur mandat étant modifié, on procéda à l'élection de trois nouveaux syndics, soit Messieurs Lionel Rousseau, J. Arthur Barron et Léonard Norman. Leur mandat était de voir à la construction de l'église et du presbytère ainsi qu'à voir à négocier un prêt pour la construction et de voir à l'élaboration d'une répartition légale. En octobre 1930, les franc-tenanciers ont autorisé un prêt ne dépassant pas 300 000 $ et que pour garantir le prêt, les syndics pourront transporter au prêteur les sommes à prélever en vertu de l'acte de cotisation. En novembre 1930, on procédait à la démolition du soubassement et du presbytère. Démolition accordée à Atomic Démolition qui versera 2 110 $ à la paroisse. La paroisse conservera les bancs, l'orgue, les autels, la balustrade, la cloche, les verrières, les statues, la chaire et les confessionnaux. Les plans et devis ont été conçus par les architectes Robillard, Jetté et Beaudoin. La construction est l'œuvre de l'entrepreneur Proulx et Frère ltée. Les travaux ont débuté le 1er avril 1956 pour se terminer le 24 décembre de la même année.

Durant la construction de l'église, les offices religieux avaient lieu à l'étage de la caserne de pompiers, avenue Bois-de-Boulogne. La construction du nouveau temple a été l'occasion de diverses cérémonies religieuses. La première messe fut célébrée dans le nouveau temple à l'occasion de Noël 1956. Tout d'abord, la bénédiction de la pierre angulaire s'est faite le 26 août 1956, soit le 14e Dimanche de la Pentecôte par Son Éminence, Paul-Émile Cardinal Léger.

La bénédiction des cloches a eu lieu le 26 septembre 1956. La vieille cloche rénovée avait déjà été baptisée Marie-Joseph. Elle rend la note Fa. La seconde cloche, de marque Paccard-Willis, fut baptisée Jésus. Elle rend la note Sol. La troisième, de la même marque, s'appelle Saint Michel Archange et elle rend la note Si. Sur la deuxième cloche sont inscrits les noms des trois syndics, soit : Messieurs J. Adélard Barron, Lionel Rousseau et Léonard Norman. Sur la troisième, ce sont les noms des marguilliers : Messieurs Alfred Tanguay, Léonard Norman et Nicolas Vanier. La bénédiction solennelle par Son Éminence Paul-Émile Cardinal Léger eut lieu le 30 mai 1957. On procéda à la consécration des autels le 4 décembre 1957. La cérémonie est présidée par Mgr Laurent Morin. Le territoire de la paroisse a été diminué par la création de la paroisse Saint-Gaëtan en 1960. La nouvelle paroisse occupait un important territoire au sud du boulevard De Salaberry. En 1965, la nouvelle Loi des Fabriques élimine le corps de marguilliers anciens et nouveaux et créé un conseil d'administration composé de six administrateurs élus pour trois ans. À compter de 1967, deux administrateurs sont élus annuellement.

Évolution de la paroisse Le 70e anniversaire de fondation de la paroisse et le 25e anniversaire de la construction sont soulignés lors d'un vin d'honneur et d'un buffet au sous-sol de l'église, le 15 février 1981, suivi d'un souper-concert la semaine suivante. Le 4 mars 1984, à la messe de 11 h 00, Mgr Paul Grégoire, archevêque de Montréal, a procédé à la consécration de l'église, consécration de l'autel latéral dédié à la Sainte Vierge et de deux reliques déposées dans la table d'autel. L'une de celles-ci est une relique de sainte Marguerite Bourgeoys, l'autre, de saint Frère André. Il y eut aussi onction de 4 croix gravées au mur. Le centenaire de l'érection de la chapelle a été souligné lors d'une fête correspondant à l'inauguration du bâtiment du CLSC Bordeaux-Cartierville, le 1er octobre 1997. En 2001, la réfection de l'orgue Casavant a été confiée à la firme Les Orgues Mailhot pour un montant de 8 200 $. En 2002, la création de l'unité pastorale a conservé les fabriques mais a centralisé la direction de la pastorale. Un seul prêtre est responsable de la pastorale pour les 4 paroisses qui sont Saint-Joseph-de-Bordeaux, Sainte-Odile, Notre-Dame-des-Anges et Notre-Dame-du-Bel-Amour. Avec la dissolution de la paroisse Saint-Gaëtan, le territoire de celle-ci a été intégré à celui de Saint-Joseph-de-Bordeaux. Dans un ultime effort de rationalisation, tant au plan pastoral qu'administratif, on a choisi, en 2007, de fusionner les quatre paroisses en une seule et de dissoudre les trois autres paroisses. Ainsi, la Fabrique de la paroisse Saint-Joseph-de-Bordeaux a été dissoute par un vote unanime le 27 juin 2007. Le conseil presbytéral de l'Archidiocèse de Montréal a accepté cette dissolution le 24 février 2008. Cette acceptation mettait fin à près de 100 ans d'une vie paroissiale intense où chacun des paroissiens était fier de son curé et attaché à son église. J'espère que le récit des événements qui ont marqué l'histoire de cette paroisse éveillera en vous de nombreux et beaux souvenirs de votre enfance et de votre vie au sein de la communauté de Bordeaux.
 


Faits divers Le 15 janvier 1979, un vol à main armée a été perpétré au presbytère de la paroisse. Le montant du vol était de 443 $ dont 50 $ dans le portefeuille du curé. L'auteur du vol n'a jamais été retracé. Les trois cloches Fa, Sol, Si ont été coulées à la fabrique Paccard-Willis à Annecy en Haute-Savoie, France. La fonderie, de renommée internationale, a été fondée en 1796. Détails relatifs à la construction de l'église actuelle :

  1. En 1930, la réparation de l'orgue Casavant a été confiée à la maison Casavant et Frères pour la somme de 2 700 $, taxes incluses.
     
  2. La confection des bancs a été confiée à la maison Casavant et Frères au prix de 12,50 $ la place, plus 1,25 $ pour l'agenouilloir rembourré.
     
  3. L'ameublement du presbytère a coûté 4 500 $.
     
  4. Il a été décidé de protéger les verrières au moyen de verre broché.
     
  5. Emprunt de 300 000 $ à 4 % d'intérêt pour une période de 5 ans à la Caisse populaire centrale Desjardins.
     
  6. Soumissions pour la construction de l'église en 1930 :
    1. Construction Lebeau ltée :260 000,00 $
    2. Tétreault et Frère : 285 150,40 $
    3. Héroux et Robert : 312 000,00 $
    4. Proulx et Frère ltée : 265 800,00 $
    5. B.G.L. ltée : 307 000,00 $
    6. J. E. Vincent ltée : 319 500,00 $

photo-reportage de bordeaux

Avant son annexion à la Ville de Montréal au début du siècle dernier, Bordeaux était une municipalité autonome. Elle possédait son propre aqueduc, alimenté par un château d'eau situé sur le boulevard Gouin, à l'intersection de Bois-de-Boulogne, à côté de la croix de chemin qui y avait été érigée.

   
Ci-dessus, un reposoir de la procession de la Fête-Dieu. Habituellement, le reposoir se tenait devant la résidence du marguillier en charge de l'année courante. Le reposoir marquait un arrêt sur le parcours de la procession dans les rues de Bordeaux.   19 juillet 1942. Groupe de la Jeunesse Ouvrière Catholique (J.O.C.)   À cette époque, sur le boulevard Gouin Ouest, près de la rue Valmont, les trottoirs étaient en bois!
         
   
Le pont ferroviaire du Canadien Pacifique fut construit en 1876. Il prend naissance sur l'île Perry avant d'atteindre Laval-des-Rapides et ouvrit la colonisation des « pays d'En-Haut. »   L'eau était puisée dans la rivière Des Prairies à l'aide d'un système de pompage alimenté par le moulin érigé juste à côté du château d'eau.   Plus tard, tous les trains du Canadien Pacifique en direction de Hull/Ottawa, Sainte-Agathe/Mont-Laurier et Trois-Rivières/Québec empruntaient la voie passant par Bordeaux.
         
   
Hôpital Notre-Dame-de-la-Merci sur le boulevard Gouin, inauguré en 1932 et opéré par les Frères de Saint-Jean-de-Dieu.   Reposoir de la Fête-Dieu construit pour l'occasion dans la cour de l'école François-de-Laval.   La croix de chemin construite en 1885 sur le boulevard Gouin à l'intersection de la rue Bois-de-Boulogne (aujourd'hui disparue).
         
   
Boulevard Gouin en face de la rue Poincaré, vers 1960; restaurant et salon du barbier Trudel.   Fête champêtre dans le parc du boulevard Persillier (aujourd'hui l'Acadie), coin Salaberry, vers 1945   Pont piétonnier en bois, voisin du pont ferroviaire, traversant à l'île Perry. On aperçoit le toit de l'hôtel sur le boulevard gouin.
         
   

Premier immeuble construit par les Clerc de Saint-Viateur servant d'école et de desserte pour les célébrations de la nouvelle paroisse. Aujourd'hui y loge le CLSC et l'hôpital des convalescents.   Immeuble existant acheté par la paroisse et utilisé comme presbytère.  
       
   
Couvent des Sœurs de Sainte-Croix, servant d'école et de résidence des sœurs.   École François de Laval, avenue Bois-de-Boulogne. Les Sœurs de Sainte-Croix et les Clercs de Saint-Viateur y enseignaient   Première église construite en 1912 vue sous deux angles différents
         
   
1912 marquait aussi l'ouverture de la prison de Bordeaux sur le boulevard Gouin, construite de 1907 à 1912.   Maison du meunier, Ïle Perry, vers 1889.   Premier restaurant, à l'intersection du boulevard Gouin et de la rue Poincaré.
         
   
Famille Richard, avenue Bois-de-Boulogne   Pont suspendu menant à l'île Perry qui s'effondra le 20 juillet 1942 faisant trois blessés.   Le laitier sillonnant les rues de Bordeaux.
         
   
Magasin général, boulevard Gouin, coin Valmopnt.   Reposoir de la Fête-Dieu devant la résidence Norman, rue Viel (aujourd'hui démolie)   Maison Picard, boulevard Gouin et voie ferrée (aujourd'hui démolie).
         
   
Photo de Henri Richard avec son frère Claude devant la maison familiale de l'avenue Bois-de-Boulogne   L'avenue Bois-de-Boulogne, vue à partir du boulevard Gouin, vers 1920.   Guérite du garde-barrière au passage à niveau sur le boulevard Gouin
         
   

En 1906, sous la marie de Édouard Lussier, le président du comité des incendies fut autorisé à organiser un corps de pompiers pour répondre aux alertes sur le territoire de Bordeaux.

Les pompiers étaient alors payés 0,50 ¢ pour la première heure et 0,25 ¢ pour les heures subséquentes

Arrivée du tramway à Bordeaux, rue Poincaré, près du boulevard Gouin.   Caserne 38 des pompiers. On y aperçoit R. Labrosse, Z. Geffroy, M. Dufresne, H. Laurin, L. Trudel, A Desjardins, P. Desy et A. Côté    
         
   
Avant la venue des réfrigérateurs, on coupait la glace sur la rivière et on l'entreposait pour la saison estivale. Le bran de scie était utilisé comme isolant.   Transport en commun; terminus du tramway à Bordeaux rue Poincaré, angle Gouin, vers 1935.   Hôpital Saint-Joseph des convalescents construit au-dessus de la première école et desserte de Bordeaux, avenue Bois-de-Boulogne.
         
   
Mai 1947; activité théâtrale organisée par les enseignants de la paroisse, les Clercs de Saint-Viateur.   Épicerie Bouchard, boulevard Gouin, coin Saint-Réal, vers 1945   Épicerie Riopel, avenue Bois-de-Boulogne coin Viel, vers 1945.