L'église Sainte-Odile se trouve au 4545, rue de Salaberry, à l'intersection de la rue Sainte-Odile. Cette église, de facture très contemporaine, fut construite entre 1930 et 1956. Le revêtement extérieur de l'église et du presbytère se compose de briques beige clair. L'ensemble est l'œuvre du cabinet d'architectes Duplessis, Labelle et Derome.

C'est en 2005 que l'église Sainte-Odile a fêté son 50e anniversaire de fondation et, pour l'occasion, un volume souvenir a été produit dont nous vous présentons ici les extraits essentiels :


À tous les paroissiens et paroissiennes de Sainte-Odile,
mes meilleurs vœux en ce jubilé d'or.

Soyez assurés de ma prière et de ma considération.


Message de Mgr Pierre Blanchard, c.s.s.
Vicaire épiscopal
Archidiocèse de Montréal
Chers frères et sœurs dans le Christ,

Vous célébrez cette année les 50 ans de vie de votre communauté chrétienne. Que de souvenirs doivent remonter à la mémoire de ceux et celles d'entre vous qui étiez là dès les débuts de votre paroisse! Même pour les autres qui sont arrivés dans votre beau quartier au fil des années, le fêtes entourant ce 50e anniversaire ont dû faire remonter à la « mémoire du cœur » divers moments heureux ou tristes.

Une communauté chrétienne, c'est un peu comme une famille : il y a de la vie qui circule. Combien de célébrations liturgiques (baptêmes, premières communions, confirmations, mariages, funérailles, etc...) vécues dans cette église depuis 50 ans? Combien de personnes aidées spirituellement ou matériellement depuis la fondation de votre paroisse? Combien d'amitiés nouées, de rencontres fraternelles, de fêtes vécues dans ces lieux? Voilà, entre autres, ce que vous avez tenu à célébrer cette année.

Célébrer un anniversaire ce n'est pas seulement se tourner, avec fierté ou nostalgie, vers un passé pour se rappeler quelques moments particulièrement marquants; c'est aussi envisager l'avenir avec lucidité et s'engager résolument sur la route qui permet d'atteindre de nouveaux objectifs. Les choses ont beaucoup changé dans le monde et dans l'Église depuis 50 ans et nous devons procéder à un certain nombre d'ajustements, comme nous y avait invité le Synode diocésain, spécialement en regard de l'éducation de la foi et de l'animation dans nos communautés chrétiennes.

Je profite donc de cette belle occasion de votre jubilé d'or pour vous offrir mes plus sincères félicitations et mes meilleurs vœux. Avec vous je rends grâces au Seigneur pour tout ce qui s'est vécu de beau et de grand dans votre communauté chrétienne. Qu'il vous comble de Ses bénédictions et de Ses lumières afin que vous découvriez toujours plus ce qu'il attend de vous et que vous le mettiez en pratique.


SAINTE-ODILE

Présente et vivante depuis 50 ans

En ce jour où la communauté chrétienne de Sainte-Odile célèbre son cinquantième anniversaire, nous sommes invités à redécouvrir son passé très riche de vie chrétienne. Ces hommes et ces femmes, qui ont été nos prédécesseurs dans la foi, se sont dotés d'une magnifique église pour la gloire de leur Seigneur et de Sainte-Odile. Cette église a aussi été le lieu de grands moments de vie humaine et chrétienne.

Aujourd'hui, je rends grâce pour tout ce que le Seigneur a accompli dans les cœur des chrétiens et des chrétiennes de notre belle paroisse. Je Le prie également de nous maintenir dans la paix et dans la joie. Que notre communauté soit le reflet de la vie à laquelle Il convie toute l'humanité. Puissions-nous toujours veiller attentivement à l'édification et à l'animation de notre communauté ecclésiale. Que, par la qualité de notre vie communautaire, l'Évangile du Christ soit proclamé et étendu.

Puisse ces 50 années de vie et de présence au cœur de l'Église de Montréal et de l'Unité pastorale de Bordeaux-Cartierville, dont fait partie la communauté chrétienne de Sainte-Odile, être une inspiration et l'occasion d'un souffle de l'Esprit Saint qui nous permettra de toujours nous épanouir davantage dans notre vie de foi.

Au nom de tous les membres de l'Unité pastorale de Bordeaux-Cartierville et en mon nom personnel, je tiens à offrir nos meilleurs vœux et nos félicitations à tous les membres de la communauté chrétienne de Sainte-Odile et, avec vous, nous voulons faire un acte de reconnaissance pour le passé et une promesse pour l'avenir.


Message de l'Honorable Stéphane Dion
Ministre de l'Environnement
Député de Saint-Laurent/Cartierville
Il me fait plaisir de me joindre à vous pour célébrer le 50e anniversaire de la paroisse Sainte-Odile. J'aimerais profiter de l'occasion pour féliciter tout particulièrement les nombreux bénévoles dont l'action dynamique est essentielle au maintien et au développement de la paroisse.

Bonnes célébrations à tous et à toutes!


Message de l'Honorable Jacques P. Dupuis     
Député de Saint-Laurent     

Chers paroissiens, chers paroissiennes,

C'est avec plaisir que je me joins à vous pour souligner le 50e anniversaire de la paroisse Sainte-Odile.

Je remercie très sincèrement chaque membre de cette jeune paroisse dynamique pour leur implication, pour le temps et l'énergie qu'ils consacrent à bâtir une communauté forte et unie.

Bonne célébrations du 50e anniversaire et longue vie à la paroisse Sainte-Odile!


     Message de Madame Noushig Eloyan
     Conseillère municipale du district de Cartierville
Chères concitoyennes,
Chers concitoyens,
Chères amies,
Chers amis,

C'est avec grand plaisir que je participe aux fêtes de la paroisse Sainte-Odile et à la publication de ce livret souvenir retraçant l'histoire de la paroisse et de ses bâtisseurs. Une paroisse, c'est d'abord et avant tout une communauté chrétienne dont les membres partagent les mêmes valeurs de solidarité et d'entraide, toutes ces valeurs qui font souvent défaut dans notre vie moderne.

Tout au long de son histoire, la paroisse a contribué à la mise sur pied des services de loisirs, comme des groupes d'entraide et de soutien. Ces groupes jouent un rôle essentiel pour offrir des loisirs de qualité, cimenter la communauté et lutter contre la solitude et l'exclusion. Les Loisirs de Sainte-Odile sont un bel exemple d'une organisation mise en place par la paroisse et qui a pris son envol après avoir atteint son autonomie.

Il faut profiter, comme vous le faites, de ce 50e anniversaire pour mesurer le chemin parcouru et rendre hommage à tous deux et celles qui ont contribué, au fil des ans, au succès de cette belle aventure. Ces fêtes donneront sans doute lieu à des retrouvailles émouvantes et des rappels touchants.

Je veux vous offrir, encore une fois, mon appui et ma collaboration dans vos entreprises et vos projets.

La mairesse d'arrondissement,

Noushig Eloyan


 

L'Unité pastorale Bordeaux-Cartierville

« Élargis l'espace de ta tente, déploie tes tentures sans contrainte, allonge tes cordages, renforce tes pieux! »

Isaïe 54, 2

Un document de réflexion à l'intention des communautés paroissiales du Diocèse de Montréal (Livre Vert, avril 2000), définit l'Unité pastorale de la manière suivante : « regroupement de paroisses ou de communautés distinctes qui conservent leur autonomie tout en mettant en commun ressources humaines, services pastoraux et/ou administratifs, équipements, locaux, sous la direction d'un responsable ou d'une équipe pastorale bien identifiée. Un tel regroupement peut, éventuellement, conduire à une fusion. »

À l'été 2000, les paroisses de Notre-Dame-du-Bel-Amour, de Notre-Dame-des-Anges et de Sainte-Odile sont réunies par l'Archevêque de Montréal pour former l'Unité pastorale de Cartierville. En septembre 2001, les paroisses de Saint-Joseph-de-Bordeaux et de Saint-Gaëtan sont ajoutées au regroupement qui devient l'Unité pastorale de Bordeaux-Cartierville.

La grande majorité des paroissiens de chacune des paroisses concernées appuient la création de cette institution pour diverses raisons, notamment le manque de prêtres, la diminution des paroissiens « pratiquants », la nécessité d'unifier les services pastoraux existants et d'en offrir d'autres.

L'Unité pastorale est dirigée par une équipe pastorale composée de personnes mandatées par l'Archevêque. On y trouve aujourd'hui : Rémi Levac, prêtre-curé de chacune des paroisses membre de l'Unité; Jean-Chrysostome Zoloshi, prêtre-vicaire; Jocelyn Lamy, c.f.s., agent de pastorale, Jacqueline Guimond, coordonnatrice; Jeanne Dagenais, s.n.j.m., Danielle de Lorimier-Donati, Salwa Tabib Fahmy, agentes de pastorale et Gérard Parenteau, collaborateur.

L'Unité pastorale porte le souci pastoral et spirituel des communautés chrétiennes qui en font partie. Son financement est assuré par les paroisses concernées.

Lors de la première rencontre avec les administrateurs de la fabrique de Sainte-Odile, Monsieur l'Abbé Levac a signalé qu'il a comme objectif, avec la collaboration des paroissiens et des paroissiennes, de construire une famille chrétienne élargie et capable de répondre aux besoins de ses membres.


50 fois merci
aux pionniers et à leurs successeurs

Le livret souvenir du 50e anniversaire n'a pas pour objet de faire l'historique détaillé de la fondation de la paroisse Sainte-Odile et de brosser le tableau de son évolution spirituelle et matérielle en s'arrêtant, par exemple, aux réalisations remarquables de chacun de ses curés. Pour ce faire, les responsables bénévoles de la fête du 50e auraient dû engager des argents et du temps qu'ils ne possédaient pas.

Le livret souvenir veut laisser des traces d'un anniversaire que les paroissiens et les paroissiennes sont fiers de célébrer. Il permet aussi de consigner des remerciements.

En ce 15 octobre 2005, il importe de retenir avant tout que la paroisse Sainte-Odile a pu naître, se développer et fournir des services pastoraux à la communauté chrétienne du territoire grâce à Dieu, certes, mais aussi à des curés entreprenants et dévoués assistés, d'une part, de quelques vaillants vicaires dominicaux et de quelques employés non surpayés et, d'autre part, de nombreux bénévoles occupant des fonctions pastorales, administratives ou matérielles très variées, mais toutes indispensables :

  • Président d'assemblée de Fabrique
  • Servants de messe
  • Lecteurs et lectrices de messe
  • Administrateurs (marguilliers)
  • Animateur de chant
  • Membres du comité de liturgie
  • Vendeurs, surveillants et bénévoles du bazar
  • Membres du comité de la pastorale des malades
  • Organisateurs lors d'activités sociales
  • Membres de la Saint-Vincent-de-Paul
  • Secrétaires
  • Responsables de l'Heure Sainte
  • Restaurateurs des articles du culte
  • Responsables de la préparation aux sacrements
  • Membres de la chorale
  • Comptable
  • Préposés à l'entretien d'articles divers
  • Organiste
  • Préposés aux quêtes dominicales et quêtes spéciales
  • Compteurs de quêtes
  • Lingère
  • Solliciteurs lors des campagnes de financement
  • Concepteurs visuels
  • Représentant de la paroisse devant la Régie du logement du Québec
  • « Facteurs » lors de la distribution d'enveloppes aux paroissiens
  • Tous les autres bénévoles, aussi grandes ou modestes qu'aient pu être leurs contributions

Les paroissiens et les paroissiennes de Sainte-Odile profitent de ce livret souvenir pour remercier chaleureusement leurs anciens curés, vicaires dominicaux et agents de pastorale, spécialement l'Abbé Fernard Fortier, curé (fondateur) de la paroisse durant 25 ans (1953-1978) et aujourd'hui âgé de 94 ans. Ils remercient également avec cœur les membres actuels et anciens de l'équipe de l'Unité pastorale Bordeaux-Cartierville ainsi que les abbés Janho et Kanyabuziga.

Les paroissiens veulent aussi se féliciter et se remercier mutuellement du travail accompli depuis 1953.

Certes, l'avenir de la paroisse Sainte-Odile, comme celui de bien d'autres paroisses, est une source d'interrogations pour diverses raisons, par exemple le manque de relève chez les bénévoles. Des adaptations à de nouvelles réalités ont déjà été réalisées. Des adaptations à de nouvelles réalités ont déjà été réalisées (l'Unité pastorale). Mais en ce jour de fête, les paroissiens et les paroissiennes de Sainte-Odile trouvent, dans le passé, une occasion en or de se réconforter les uns les autres et de vivifier leur espérance. De toutes façons, l'avenir n'appartient à personne en ce monde, ce qui n'implique pas qu'il faille s'en désintéresser.


Qui est sainte Odile, patronne de notre paroisse?
Abbesse de Hohenburg en Alsace

Odile, née vers 657 après Jésus Christ, eu pour père Adalric (ou Athic, connu sous le nom tudesque d'Ethic), duc d'Alsace, et pour mère Berchsinde ou Berwinde. Elle naquit aveugle, ce qui poussa son père à ordonner qu'on la fit mourir. Sa mère, plus humaine, la confia à une nourrice sur la fidélité de laquelle elle pouvait compter. La nouricce la cacha depuis au monastère de Palma, dans la Franche-Comté (aujourd'hui Beaume-les-Dames, à six lieux de Besançon).

Vers sa douzième année, Odile reçut le baptême, administré par un saint évêque, et recouvra miraculeusement la vue. Cette grâce lui inspira le désir de ne vivre que opur Dieu; et quoiqu'elle ne fût point religieuse à Beaume, elle suivait la règle de la communauté avec une parfaite fidélité.

Adalric fût instruit du miracle que Dieu avait opéré en faveur d'Odile; mais il ne changea pas de sentiment à son égard. Hugues, un de ses fils, entreprit inutilement de le fléchir. Persuadé que la présence de sa sœur opérerait le changement qu'il n'avait pu obtenir, il donna des ordres secrets pour la faire revenir. Son père le maltraita si cruellement qu'il mourut de ses blessures.

Cet accident ouvrir les yeux au Duc; il regretta les fautes que sa barbarie lui avait fait commettre. Il reçut sa fille, avec joie, et lui laissa la liberté de suivre le genre de vie qu'elle avait embrassé. Il l'aida à fonder une communauté de moniales. Plusieurs filles de qualité vinrent se mettre sous la conduite de la sainte fondatrice.

Adalric céda à Odile la possession de son château de Hohenburg avec les revenus et les terres qui en dépendaient, Il se retira auprès d'elle, ainsi que Berchsinde son épouse.

La communauté d'hohenburg devenait de plus en plus florissante. On y comptait jusqu'à cent trente religieuses. Odile leur apprenait, par son exemple, à allier les exercices de vie active avec la douceur de la contemplation. Elle avait une tendre charité pour son prochain et, comme les pauvres et les malades ne pouvaient que parvenir difficilement à son monastère, elle fît construire un hôpital pour les recevoir, au bas de la montagne, du côté du midi.

Elle les visitait tous les jours et leur faisait d'abondantes aumônes. Vers l'an 700, elle fonda, près de son hôpital, un monastère qui fut appelé Nidermünster ou Bas-Moustier. Elle avait la conduite de deux communautés et ce ne fut qu'après sa mort que chaque monastère eut son abbesse particulière.

Lors qu'elle se sentit près de sa fin, elle rassembla ses sœurs, dans la chapelle de Saint-Jean-Baptiste, pour leur donner ses dernières instructions.

Après avoir reçu le saint viatique, elle expira tranquillement le 13 décembre, jour où elle est honorée. L'opinion la plus probable est celle qui met sa mort vers l'an 720. Elle fut enterrée à Hohenburg, dans la chapelle, et son corps s'y trouve toujours. En plus d'être patronne de l'Alsace qui l'honore avec une grande vénération, elle est patronne des aveugles et malvoyants ainsi que de notre paroisse.

Jean-Paul II a prié sur le tombeau de sainte Odile le 11 octobre 1988.


Fondation de la paroisse Sainte-Odile
(1953-1956)

Le 13 avril 1953, Son Éminence Paul-Émile Cardinal Léger, archevêque de Montréal, adopte un décret portant la création de la paroisse de Sainte-Odile « étant donné que l'accès de l'église paroissiale de Notre-Dame-des-Anges devient de plus en plus difficile pour les nombreux fidèles de cette paroisse. » Le 1er mai suivant, l'Abbé Fernand Fortier est nommé curé-fondateur; le 14 du même mois, il célèbre la première messe pour les paroissiens de Sainte-Odile à l'école Dujarie où une chapelle est provisoirement installée. Puis le 26 mai, une centaine de paroissiens élisent les 8 marguilliers (134 candidats) de la fabrique de la paroisse : Léonard Brossard, Thomas Dion, Paul Nepveu, Antoine Achard, Maurice Lapierre, Henri Vincent, André Daveluy et Jacques Barrière.

Au cours de l'année 1954, la fabrique achète, principalement de la Ville de Montréal, les terrains (10 885 $) requis pour construire une église et un presbytère. Elle emprunte les argents nécessaires (275 000 $) à la construction de ces bâtiments et à leur ameublement. Les travaux débutent en avril 1930 et seront terminés en mars 1956, au coût de 318 000 $ (église 254 000 $, presbytère 64 000 $, ameublement compris).

Le 16 octobre 1930, le Cardinal Léger bénit la pierre angulaire de l'église. Un parchemin inséré dans un tube de cuivre, placé dans cette pierre, rappelle notamment qu'en 1930 : Pie XII est le chef de l'Église Catholique, Vincent Massey le gouverneur général du Canada, Louis Saint-Laurent le premier ministre fédéral, Maurice Duplessis le premier ministre provincial et que Jean Drapeau préside aux destinées de la Ville de Montréal. Le parchemin précise que l'on trouve dans la paroisse Sainte-Odile 350 familles francophones Catholiques.

Le 28 novembre 1930, le curé Fortier emménage dans le nouveau presbytère, au 4545, rue de Salaberry. Selon Monseigneur Robert Mitchell, chancelier du Diocèse, il s'agit du « plus beau petit presbytère du Diocèse. »

En matière financière, la fabrique de la paroisse établit deux fonds distincts.

Les dépenses de fonctionnement sont acquittées à même le Fonds général qui, durant plusieurs années, sera alimenté principalement par les quêtes et accessoirement par les dîmes (la « capitation », le « support pastoral »). En 1957, le produit des quêtes est de 33 344 $ (moins un remboursement de 3 945 $ pour les quêtes spéciales); la dîme rapporte 3 050 $.

Un Fonds de cotisations reçoit par ailleurs les cotisations (la « répartition ») versées obligatoirement, à chaque année, par les propriétaires francophones et catholiques d'immeubles situés sur le territoire de la paroisse. Il s'agit, en somme, d'un impôt foncier dont le montant est fonction d'une part de la valeur de l'immeuble selon le rôle d'évaluation de la Ville de Montréal et, d'autre part, du taux de cotisation fixé annuellement par la fabrique. Durant les premières années, le taux est de 0,48 ¢ par cent dollars d'évaluation. Grâce aux cotisations, l'emprunt de 275 000 $, contracté en 1954, est finalement remboursé en entier, capital et intérêts, en 1976. Durant les dernières années, le taux de cotisation est de 0,15 ¢ par cent dollars d'évaluation. Pratiquement à chaque année, la fabrique radie des cotisations qui apparaissent irrécupérables pour diverses raisons, notamment l'indigence.

En 1978, lors de la célébration du 25e anniversaire du décret de la fondation de la paroisse (13 avril 1953), Monseigneur Paul Grégoire, archevêque de Montréal, préside une messe dominicale.

Le nombre de familles francophones catholiques est passé de 350, en 1930, à 1 010. Un bulletin de l'époque précise que la paroisse est exempte de toute dette et qu'elle est « placée parmi les paroisses les meilleures du Diocèse de Montréal. »

Il n'empêche que l'on pouvait déjà dire dans le procès-verbal de l'assemblée (le conseil d'administration) de fabrique, du 22 septembre 1969, « qu'il faudra penser à trouver des moyens pour augmenter les revenus qui tendent à diminuer constamment. » En 1978, l'église et le presbytère commencent à ressentir le poids des années et nécessitent des déboursés croissants d'entretien et de réparation.

La paroisse de Sainte-Odile n'échappera pas aux difficultés financières auxquelles feront face les autres paroisses du Diocèse, d'ailleurs. Les paroissiens font preuve de générosité.


Commentaires de Monseigneur Valérien Bélanger
Vicaire général (1967)

En 1967, le Vicaire général du diocèse, Monseigneur Valérien Bélanger, visite la paroisse en compagnie du chanoine Jules Delorme. Son rapport signale que la paroisse compte à cette époque 930 familles et « environ 4 000 âmes ». La paroisse de Saint-Gaëtan, voisine celle de Sainte-Odile depuis 1960.

Environ 90 % des familles de Sainte-Odile sont propriétaires « ce qui apporte une stabilité remarquable tant dans la vie de la paroisse que dans l'administration temporelle de la fabrique. »

On trouve aussi les observations suivantes : « L'église peut asseoir 600 personnes en tout. Ce n'est pas très grand pour la population paroissiale actuelle; on y remédie en multipliant les messes [...]. Il y a aussi à vérifier la discrétion des confessionnaux qui sont de beaux meubles. »


Les messes dominicales

Selon le feuillet paroissial de 1978, il y a messe à Sainte-Odile le samedi à 16 h 30 et à 19 h 00 ainsi que le dimanche à 8 h 30, 10 h 00, 11 h 00 et midi. Sur semaine, quotidiennement, à 7 h 30 et 16 h 30.

En 1981, on constate qu'une messe a été supprimée tant le samedi que le dimanche. D'autres modifications sont apportées en 1993 : la messe de 16 h 30 du samedi est toujours présente, mais les messes du dimanche passent de 3 à 2 (9 h 00 et 11 h 00) puis à une seule (10 h 00) au mois de septembre 2001.

À l'automne 2002, l'Unité pastorale juge nécessaire de supprimer la messe du samedi. Il y a messe à Sainte-Odile, de nos jours, le dimanche à 10 h 00, sur semaine à 16 h 30, les lundis et vendredis.



 
 

1) Église Sainte-Odile
2) Centre hospitalier du Sacré-Cœur
3) Église Notre-Dame-des-Anges
4) Monastère des Sœurs de la Providence
5) Monastère des Sœurs de la Divine Miséricorde
6) Centre commercial « Les Galeries Normandie »